1 : La politique un métier !La situation
2 : Citoyens responsables !
3 : Les mandats électifs
4 : Les institutions : Assemblée République
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n : En attente de propositions des citoyens sur le site ...
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2 : Citoyens responsables !
Comme déjà exprimé dans la page "Vocation du site", beaucoup d’entre nous voient que notre démocratie est malade. Je ne m’étendrai pas ici sur une analyse exhaustive (d’autres pourraient la développer et la publier sur le site), et me contenterai d’évoquer la participation aux consultations démocratiques. Le taux d’abstention, les bulletins de vote non exprimés, constituent un indice suffisamment significatif et inquiétant pour réagir.
On peut noter, au travers d’échanges, que parmi les votes exprimés beaucoup sont dus, malgré le dépit et la défiance, à un sursaut démocratique, et non plus à une quelconque légitime espérance.
L’optimisme des citoyens est suffisamment altéré aujourd’hui, pour que nous réagissions, et qu’une réelle prise de conscience nous conduise à maîtriser les évolutions inéluctables dans la paix. Si nous ne réagissons pas nous laisserons à nos enfants, non seulement une lourde dette, mais aussi et surtout une situation explosive.
Constat sur les individus :
Politiques
Les individus politiques disent qu’ils sont sanctionnés par leurs électeurs (! ils ne disent pas les électeurs), si leur mandat n’est pas satisfaisant. Et pourtant :
la démocratie va mal,
et nous voyons depuis des décennies, majoritairement et à tour de rôle, les mêmes individus politiques ?
Avez-vous vu jamais, dans un élan d’amour propre et de dignité, un quelconque individu politique démissionner parce qu’il n’aurait pas donné satisfaction, failli à sa mission, pas tenu [2] ses engagements ?
Pourquoi donc se cramponner aussi fort : pour sauver la démocratie ? Servir le peuple ?A votre avis, pourquoi ?
Nul n’ignore que, dans la durée, le pouvoir use ; certains disent corrompt.
Par ailleurs, ne dit-on pas de certains individus politiques qu’ils sont très intelligents, et de grands hommes d’état (au moins en puissance), dans le même temps où, devant leurs juges et devant leurs concitoyens, ils n’ont pas le courage de reconnaître leurs erreurs ou leurs fautes. Sont-ils courageux ou vénaux, ou quoi d’autre que nous ignorons ?
Peut-on être qualifié d’homme d’état, aujourd’hui, si l’on n’est pas courageux et solide ?
Citoyens
Les individus citoyens ont une fâcheuse tendance à s’en remettre à d’autres pour régler leurs problèmes ou faire leur bonheur. Ce qui est désolant, c’est de les voir le plus souvent mettre en avant leur droit plutôt que leur devoir ; et en tout premier lieu celui de voter !
Ce qui m’a toujours surpris, c’est de constater que ce ne sont pas forcément les meilleurs d’entre les citoyens, aux plans de la compétence, de l’imagination, de la créativité, de la culture, et d’autres qualités humaines, qui sont aux responsabilités.
Toujours est-il que ce refus de responsabilité, constitue une vraie carence de la démocratie. Nul ne devrait pouvoir se soustraire à ses devoirs civiques, dans lesquels il faut inclure la nécessité pour tout citoyen de participer, par le gouvernement du peuple, à la gestion de la République.
Je ne tenterai pas une longue, vaine et hypothétique énumération des causes, tant il m’apparaît que la fondamentale raison de cette situation réside dans les insuffisances démocratiques de nos institutions.
Pourquoi se soustrait-on à la démocratie ?
Alors comment responsabiliser l’ensemble des citoyens ?
Nous devons réaliser un renouvellement profond et fréquent des responsables politiques. Nous devons provoquer un afflux d’individus citoyens nouveaux, aux responsabilités ! Pour cela la solution consiste [4], à obliger les citoyens à participer aux assemblées d’élus, en commençant par les Conseils Municipaux. Ces assemblées seraient constituées de deux types de membres :
pour partie issus du suffrage universel, comme actuellement -majorité et opposition-, et portés par un engagement politique lors de l’élection ;
et pour partie de membres issus d’un tirage au sort dans les listes électorales, constituant un ensemble libre :
* d’une part, n’exerçant pas une opposition idéologique systématique, et animés de plus d’objectivité,
* d’autre part, n’ayant pas une attitude amorphe et docile [5], et, en quelque sorte, exerçant un mandat intelligent [6], avec les membres issus du suffrage universel. Hors de tout engagement partisan, et en fonction de l’intérêt général exclusivement, tantôt grossissant les rangs de la majorité, tantôt grossissant ceux l’opposition, jusqu’à pouvoir mettre en minorité une idée ou une décision mise aux voix.
Dans les nouvelles assemblées, les textes régissant la proportion de membres de chaque origine (élus, et tirés au sort), ainsi que les conditions d’exercice de cette responsabilité citoyenne, la durée des mandats, les prérogatives et obligations, des uns et des autres, doivent être soumis à une large réflexion, animée notamment par les meilleurs connaisseurs du droit [7].
La réflexion pourrait par la suite se porter sur les autres Assemblées, au vu des résultats obtenus au plan local des Communes.
A défaut de pouvoir changer la nature humaine profonde, "Chassez le naturel, il revient au galop [8]" ; c’est ainsi que nous pouvons faire évoluer nos institutions. Comme nous parlons du jugement au nom du Peuple dans les tribunaux d’Assises ; nous pourrions alors parler de gouvernement du peuple dans une réelle Démocratie.
Ainsi quels Progrès !
Ces dispositions, dans un ordre non préférentiel, permettraient :
- d’exercer les citoyens à l’action politique et aux responsabilités citoyennes ;
- une meilleure compréhension du fonctionnement des assemblées du peuple ;
- une réelle participation du plus grand nombre de citoyens ;
- de susciter des vocations citoyennes ;
- un vrai renouvellement du "personnel politique" ou délégués du peuple ;
- d’éviter les carrières politiques sclérosantes sur des décennies [9] ;
- de renvoyer les politiques dans l’arène économique, pour s’imprégner en les vivant, des conditions de vie des citoyens ;
- d’espérer davantage d’intégrité [10] ;
- de ne plus se poser la question absurde des quotas divers (sexes, origines ethniques, confessions, etc.) ;
- d’exclure des responsabilités politiques tous les individus mis en examen (jusqu’au non lieu) ou qui ont été l’objet d’une condamnation ;
- etc.
Ces dispositions seraient complétées et consolidées en rendant inéligible à vie tout individu qui a failli dans l’exercice de son mandat républicain. Cette énumération est loin d’être exhaustive, tant ces nouvelles dispositions sont riches de promesses ; eu égard au sang nouveau que l’on injecterait dans la démocratie pour des :
Pedro Miras
Note : Pour les lecteurs qui aborderaient directement le présent article, les paragraphes Préambule, NB, Suite, sont exposés dans l’article : La politique un métier !
Assemblée République